[ANNULATION]

 
Pour des raisons de santé, Les Soeurs Boulay ont annoncé qu’elles prenaient une pause pour une durée indéterminée. Le spectacle prévu chez nous le 6 décembre est donc annulé. Les détenteurs de billets
peuvent faire une demande de remboursement, de note de crédit ou choisir de faire un don via le formulaire suivant ????
Une fois votre demande envoyée, vous serez contacté par notre billettiste dans les meilleurs délais. Vous avez jusqu’au 26 octobre pour faire votre demande de remboursement. Merci de votre compréhension et de votre solidarité. L’Équipe du Centre de Création Diffusion de Gaspé.

 

 

C’est au terme d’une année qui se devait être sabbatique mais qui, tout compte fait, en a été une de grandes réalisations (un bébé pour Mélanie, un album solo et un livre pour Stéphanie) que les sœurs Boulay reviennent, unies dans la lumière, pour le spectacle tiré de leur troisième album.

Pour ce concert, leur plus étoffé en carrière, elles s’entourent de l’ami scénique de toujours, le prodigieux Gabriel Gratton, mais aussi d’un batteur émotif et inventif – Francis Mineau – et d’une scénographie éclatée. Sombre, éthérée, percée de brèches de clarté, la scène leur offre cette fois un espace pour dire davantage, pour parler du sort du monde, pour aller au fond des choses pas toujours simples. Il y a la maladresse, la complicité, le rire, toujours, mais le rire jaune aussi parfois. On sort momentanément du nombril, on s’élève des sentiers précédemment tracés par le duo, et on regarde davantage vers l’avenir, vers le ciel plutôt. Mais on revient toujours vers cette tendresse, cette fébrilité, cette lucidité aussi, caractéristiques des sœurs Boulay. On retourne à cette aisance de dire les choses telles qu’elles sont. À cette aisance de s’abandonner à la scène, au moment présent unique qu’elle offre, à ce partage qu’elle permet. Les sœurs Boulay nous prennent par la main et nous guident à leur guise, tantôt là où c’est dense et chargé, tantôt là où on peut tranquillement se reposer et s’apaiser du cœur. Et toujours, à l’avant-plan, ces voix, unies, sans flafla, mais plus fortes et assurées que jamais.

 

En première partie : Rosie Valland 

https://www.youtube.com/user/rosievalland

Le deuxième album est souvent, pour une artiste, un passage ravivant des insécurités passées, mais Rosie Valland a plutôt choisi de le vivre comme un défi. Elle revient sur la scène avec « BLUE », une œuvre empreinte d’assurance. Faisant fi des déceptions, des incertitudes et de l’autocritique, elle entreprend une démarche personnelle pour retrouver un équilibre nécessaire à la création, duquel jaillit un second opus marqué d’un profond sentiment de sérénité. Débarrassée de ses complexes, Rosie Valland fait place à ce qui lui tient le plus à cœur : « recommencer à rêver ».

« BLUE » émane de la volonté de se libérer de ses tourments, véritable moteur de création pour l’auteure-compositrice-interprète : « Je ne reviens jamais à ce que j’étais avant, à ce que j’étais hier » déclare-t-elle dans la pièce Chaos. Elle avance sans ménagement, laissant le mauvais derrière elle, résolue à réaliser ses rêves. Pour la première fois, elle prend le chapeau de réalisatrice. Auprès de Jesse Mac Cormack, ami de longue date et réalisateur de son premier opus, elle a façonné « BLUE », une série de pièces courtes et efficaces. Inébranlable, elle est habitée d’une force tranquille qui résonne jusque dans ses cordes de guitares.

La pop des années 90, celle qui a vu naître les grandes mélodies et les voix puissantes, a incontestablement influencé ce nouvel album. Ce sont les échos de l’enfance de l’artiste, passée à écouter de la musique sur la banquette arrière de la voiture de ses parents qu’elle tente de récréer ici. Rosie Valland est catégorique : « On ne trouve plus rien qui va au-delà de l’album D’eux de Céline Dion ». Sous ses airs d’hymne léger, « BLUE » est surtout une œuvre marquée d’un sentiment très fort — de confiance en soi et de force féminine. Rosie Valland nous revient imperturbable et toujours intègre.

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